Merci Renaud

renaud-rita-chanson-amour_1hu1r_jfs64

Renaud…

Tellement de choses à dire, tellement de personnes concernées par ses chansons. Chacun peut y aller de se petites diatribes personnelles.

Pourtant Renaud c’est tellement imparfait. Sa voix si souvent fausse ou tout simplement pas adapté. Ses mélodies simplistes parfois épurée ou mal construite. Ses textes pas si bien écrits que cela, parfois simpliste avec sa gouaille de gavroche. Je me rappelle l’avoir entendu dire que ce n’était pas si compliquée d’écrire une chanson, une guitare et un dictionnaire de rime suffisent.

Mais voila la beauté de Renaud, il est humain, poignant, sincère, l’image  d’une génération que seule les cinquantenaire ont pu connaitre et pourtant… Reflet toujours d’actualité, presque intemporel concernant la société la bêtise humaine « deuxième génération ». N’importe qui se retrouve dans au moins un de ces textes. Chacun se sent cette âme de révolutionnaire et d’offusqué en écoutant ses classiques «  société tu m’auras pas », « hexagone », « trivial poursuite » etc. Chacun se sent touché par ses chansons sur la paternité, sur l’amour de sa vie. Parfois il faut grandir pour être touché et comprendre d’autres chansons de Renaud. Comme l’a si bien dit mon frère,  Renaud a bouclé à jamais les chansons sur la maternité, personne ne fera aussi beau que « en cloque ». Intemporel vous dis-je. Faites que je puisse tranquillement écouter 100ans.

Parce ce que l’amour n’est pas une surface vide et lisse sur laquelle on ne peut pas s’accrocher. Parce ce que tout ce qui est parfait est ennui, parce ce que Renaud est beau car imparfait. Sa beauté c’est cette harmonie entre tout ce qu’il est et a chanté.

Aussi doit ’on encore lever les barricades devant des combats perdus d’avance ? Doit ‘on encore monter les barricades devant les maisons de disques. Ces structures qui n’ont jamais su anticiper l’avenir trop occupé à compter les petits sous-sous.

Aussi pour des questions d’argents la maison de disque a demandé surfant sur le succès commercial de génération Goldman de faire un cd de reprise de chanson de Renaud.

Il serait tellement simple de s’offusquer de hurler au scandale mais à quoi bon ? Le geste le plus militant sera de ne jamais l’acheter, d’écouter une fois en stream (deezer, spotify) pour se faire une idée et ne plus jamais écouter ou en parler. Laisser ce disque tombé dans l’oubli qu’il mérite et se réécouter ses classiques. Ou de réécouter un des 50 best-of de Renaud qui inonde déjà le marché…

On nous livre un disque hommage auquel on a refusé à Hugues Auffray de participer car l’on prenait des jeunes (Jean Louis Aubert… même maison d’édition ?). Entre artistes reconnus assurant l’exposition (Biolay, Benabar, Hubert Felix,  Thiéfaine, Sirkis), artiste banquable ( Cœur de Pirate, Nolwenn etc) et caution hip-hop…mais pas  dérangeant ( Disiz, Grand Corps Malade), nous avons là un panel très bien choisis par la maison d’édition. On peut noter certaine performance comme Biolay ou Frégé reprenant pas forcement les chansons les plus connu mais magnifique dans leur version originale(deuxième génération, Il pleut). Un album de reprise très froid, clinique et sans émotion car tout est parfait,  les voix sont belles, les musiques réarrangé, les artistes bien choisis. Tout est si lisse, sans émotion sans chaleur. Un top model de l’industrie musical… une machine à fric bien huilée…

« Qu’est ce qu’y faut pas chanter

Comme conneries affligeantes

Pour espérer entrer

Un jour au top cinquante »

 

Funamb

Ce contenu a été publié dans Humeur du temps et temps d'une humeur, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *